Pendant la nuit, le NeoRiviera a parcouru une bonne partie des 620 km qui séparent Venise de Bari. Nous faisons le reste ce matin. La matinée passe vite, rangement de la cabine puis rencontre avec l’équipe d’animation francophone, qui se présente et nous donne des détails sur le bateau, son organisation et les excursions que nous pouvons faire au cours de la première partie du voyage.
Déjeuner au self du pont 11.
J’aime assister aux manœuvres du bateau, à la valse des remorqueurs qui nous aident à accoster, puis à l’arrimage sur le quai.
Notre excursion démarre vers 15 h.
Un petit train nous dépose au centre de la ville, au pied de la forteresse.
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| Castello Normanno-Svevo |
Nous assistons à la fabrication, dans les rues, des pâtes en forme d’oreille. Agilité spectaculaire de ces femmes qui en font des kilos par jour.
Les rues sont étroites pour se protéger du soleil, les balcons sont couverts par des stores à leur dimension, et le linge y sèche. Il est parfois étendu sur un fil qu’on se partage avec le voisin d’en face.
La Cathédrale de Bari est toute simple. Sa façade austère comporte une grande rosace.
Le jour du solstice d’été, sa lumière se projette sur le sol et vient se superposer à la rosace du dallage. Aujourd’hui, nous sommes bien loin du solstice d’été, et c’est le mur nord qui s’illumine.
La basilique Saint-Nicolas abrite le tombeau de ce saint. Sa dépouille a été ramenée sur un char tiré par deux bœufs. Ceci explique la présence de ces animaux de part et d’autre de la porte principale.
La nef est sobre et aérée, le plafond en bois richement décoré.
La crypte est dédiée au culte orthodoxe, qui honore, lui aussi ce grand saint.
Alessandra nous conduit ensuite au bord de l’Adriatique.
Les colonnes qui servaient, au temps de Jules César, à amarrer les bateaux, ornent les pelouses de la grande avenue du port.
Les malfaiteurs y étaient attachés, chevauchant ridiculement un lion en marbre, et offerts aux moqueries et aux quolibets de la population.
Nous reprenons le petit train qui nous balade encore un peu dans la ville moderne avant de nous ramener à la navette du port. Ce train est très mal suspendu et les rues sont accidentées. Nos dos souffrent et Marie va s’en ressentir longtemps.
Retour au bateau. Départ pour l’Ile de Corfou. Demain, nous serons en Grèce. Nous avançons nos montres d’une heure.











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