vendredi 30 novembre 2018

Vendredi 30 novembre - Malé, Maldives







 – température 28°- mer peu agitée
Arrivée prévue vers 8 heures.
Mais déjà vers 6 heures lever du soleil. Michel me réveille et nous partageons cette arrivée. 

Dernier virage du bateau avant le mouillage
Face à nous un chapelet d’îles.
Un orage se prépare sur l'ïle Hulhumalé

Notre bateau mouille l'ancre entre Malé, Hulhumalé et Thilafushi, des atolls des Maldives, pour trois jours.

Les chaloupes du port sont prêtes pour nous conduire à terre.
Les chaloupes du port nous attendent déjà.
Il est 7h30 quand les officiels des douanes et polices montent à bord.
Un banc de dauphins nous accueille – le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt !
Course de dauphins
Petit déjeuner en cabine.

Nous n’avons pas pris d’excursion aujourd’hui. Dans l’après-midi nous descendons en ville, l’une des plus petites capitales du monde par la superficie.

Michel (M) se fait un claquage en descendant du bateau et remonte à bord – Martine est inquiète.
De petits bateaux-navettes nous transportent vers la capitale. Une ondée nous surprend ; elle ne dure pas.
Nous marchons dans les rues étroites et colorées, surchargées de motos et scooters.
Pour descendre du trottoir, il faut attendre le prochain carrefour
 Les Maldives ont une culture musulmane très rigide, et le gouvernement fermerait volontiers le pays si le tourisme n’était pas son seul (et énorme) revenu. Alors, les touristes ne sont les bienvenus que sur les îles-hôtels, luxueuses et sans contraintes. Ailleurs, il est recommandé de se rendre invisibles.

La ville de Malé, à cause de son statut de capitale et de port, est bien forcée de voir passer quelques touristes, mais elle ne leur propose absolument rien, ni souvenirs, ni équipements de photo, de plage ou de plongée, pas de cartes postales, pas de cartes SD, pas de produits solaires, ni chapeaux, ni casquettes, pas même (surtout pas) un bistro sur le port pour attendre les navettes.

Il ne faut pas que les touristes prennent le moindre plaisir dans cette ville. Nous sommes très peu à parcourir ses rues. J'évite soigneusement de photographier les gens de près et je ne travaille qu'au télé.

À l’arrivée des pêcheurs nous regardons la vente et la préparation des poissons. 

Arrivée du pêcheur
Devant le marché nous assistons au  tri des noix de coco, déchargées en tas sur le trottoir. 
Noix de coco à trier
Nous nous enivrons des odeurs d’épices et de légumes inconnus en traversant le marché couvert. Les photos sans la vie de la ville manquent d'intérêt.
Marché aux légumes
Nous arrivons à la plage, minuscule, que Michel voulait tant voir. Cette plage où les femmes et les enfants se baignent tout habillés et où les hommes sont présents et les surveillent. Hélas, pas de concours de djellabas mouillées.
Devant la mosquée, il est 15 h 18, c'est l'heure exacte de la prière, au moment où l’ombre d’un objet fait deux fois sa propre longueur et le minaret appelle soudain à la prière de toute sa puissance. 
Mosquée à la coupole dorée (aluminium anodisé)
Nous arpentons son jardin botanique, puis le cimetière, où les tombes des hommes sont pointues et celles des femmes arrondies, en face de l'administration locale (Muleeaage).

Cimetière de la Mosquée Hukuru Miskiyy
Muleeaage - Administration de Malé
Nous avons soif, mais Martine, qui connait bien le monde musulman, nous dissuade d’entrer dans un bar sans nous assurer qu’il accueille hommes ET femmes. Comme nous ne voyons de femmes nulle part, nous restons dehors.

Retour au bateau. Un rafraîchissement sera le bienvenu.
Nous retrouvons Michel M. au centre médical. Il s’est fait soigner. Rien de grave. Nous décidons de partager la bouteille de Prosecco offerte par Costa le jour de notre arrivée. Nous l’avions gardée au frais !!!

lundi 26 novembre 2018

Lundi 26 novembre - Mascate, Sultanat d'Oman


 – température : 28 ° mer peu agitée.
Arrivée à Mascate à 8h30
Entrée du port de Mascate - Immense brûle parfum au pays de l'encens

Petit déjeuner en cabine puis départ pour l’excursion à 8h45 : Les merveilles et les parfums de Mascate.
L'un des deux Yachts du Sultan Kaboos
Nous débarquons à Mascate, la capitale du sultanat d'Oman. Nous n'avons jamais vu une ville aussi propre si ce n'est, peut-être, Auckland en Nouvelle Zélande !

Les grandes avenues sont bordées d'arbres, les trottoirs sont des pelouses, des ibiscus, des lauriers roses etc. Les toboggans qui relient les grandes avenues sont interdits aux autocars et aux camions de plus de trois tonnes pour prévenir tout accident. Les bâtiments sont blancs, les architectes ont fait des prouesses architecturales : les façades sont agrémentées de fenêtres style arabe, de moucharabiehs et de belles corniches. De grands hôtels, des hôpitaux, des centres commerciaux, tout est blanc ou blanc cassé.




La circulation est fluide, les voitures sont propres (une amende de 350 € aux contrevenants), l'essence est à 0,40 €.
Nous visitons la mosquée du nom du sultan, qu'il a souhaité offrir à son peuple ; elle compte parmi les plus vastes du monde, elle est d'obédience « ibâdite ».
Mosquée du Sultan Kaboos
A l'entrée, un service de police contrôle l'habillement des touristes : pour les femmes, épaules couvertes, chevilles couvertes et un foulard pour cacher les cheveux. Une boutique propose la location de djellaba pour ceux qui ne sont pas en conformité avec le règlement.





La mosquée est construite avec des matériaux précieux : du marbre de Carrare, des faïences d'Italie, des vitraux de France, des bois exotiques de Malaisie, 35 lustres imposants créés par Swarovski, 
Le lustre central entouré de 34 lustres de cristal
Le reflet du lustre souligne l'or des versets du Coran

1600 ampoules incrustées dans le cristal
un tapis iranien de 4 600 m² protégé partiellement par une moquette bleue, là où nous sommes autorisés à déambuler (nous avons enlevé nos chaussures à l'entrée de la mosquée). Nous visitons aussi la salle de prière pour les femmes, les salles pour les ablutions, et les merveilleux jardins engazonnés, fleuris, propres.

De retour au bus, la guide, une italienne qui vit à Mascate depuis dix-huit ans, nous offre de l'eau minérale. 
Nous visitons ensuite une fabrique de parfum de luxe. Leurs parfums les plus chers sont à base d’encens.



Produits de base - à gauche un sac d'encens : le plus pur est presque blanc


Nous nous rendons ensuite au domicile d'un riche omanais qui a transformé sa maison en musée : le musée « Bait Adam ». 

Astrolabe arabe

Kandjar royal (sept anneaux pour le tenir à la ceinture)
Très belles collections de kandjars (poignards courbes), de cartes anciennes, de cadenas, de photos et peintures de la famille du sultan et de paysages du pays. Une petite boutique où nous trouvons des cartes postales, on nous offre du thé et des dattes. A ce sujet, nous apprenons que les cocotiers poussent au bord de la mer et puisent l'eau salée mais que les palmiers dattiers sont cultivés dans les terres et qu'ils ne supportent que l'eau douce.
Dernière étape, les souks, 

Beaucoup de magasins, tous proposent la même chose : des étoles en cachemire et autres vêtements locaux, des kandjars, des magnets et des cartes postales.
Sur le chemin du retour, quelques souks plus modernes :



Et une dernière vision du port avec l'ancien et le moderne.

Déjeuner sur le bateau ; il fait bon, la clim, le verre d'eau fraîche apprécié.

dimanche 25 novembre 2018

Dimanche 25 novembre - Navigation Mer d'Oman




– température : 26° - mer peu agitée
Journée en mer – anniversaire de Michel (M)
Nous contournons la péninsule arabique jusqu’à la nouvelle capitale du sultanat.
Petit déjeuner au restaurant avec Martine et Michel.
A 10h30 rendez-vous avec Anne-Laure, notre correspondante francophone pour une conférence « dans les coulisses du Costa Neo Riviera. Elle reprend ce que nous avons vu lors de notre visite.
Martine est toute fière de nous montrer la jolie montre qu’elle offre à Michel pour ses 72 ans.
La journée en mer se passe comme d’habitude. Nous n’avons pas le temps de nous ennuyer !
Rendez-vous à 20 heures au théâtre Ravello – spectacle radio : rétrospective de chansons.
Dîner un peu particulier, puisque nous avons le gâteau d’anniversaire de Michel – nous lui offrons le champagne. Les 2 champenoises que nous sommes ne peuvent faire autrement.

samedi 24 novembre 2018

Samedi 24 novembre - Salalah, Sultanat d'Oman



 température prévue 27°
Salalah, Sultanat d’Oman
Arrivée à Salalah vers 8 heures. Nous nous réveillons dans le port.  Impossible de trouver le wifi même dans le port. Il est immense et il faudrait prendre un taxi pour aller en ville.
Il est prévu le ravitaillement en carburant ; il est interdit de fumer sur les ponts et les balcons à bâbord comme à tribord.

Notre bateau avitailleur de fuel lourd

Il y a aussi des exercices de sécurité pour l’équipage : ambiance besogneuse. Pendant ce temps il nous est impossible de prendre les ascenseurs : des exercices du personnel nous interdisent l’utilisation de ceux-ci, comme en cas de problème à bord. Nous faisons donc comme si…
Après le déjeuner, départ pour l’excursion de cette après-midi.

Nous sommes samedi, premier jour de la semaine pour les pays musulmans, tout est ouvert !
L'excursion nous propose la visite à Mughail, des geysers marins, ensuite un pèlerinage à la tombe de Job, le prophète et enfin, des achats aux Souks d'Al-Husen.

Vision giraffique des grues portuaires en quittant le port
Les routes en Oman sont très bonnes, il faut ralentir, voire s'arrêter quand un dromadaire traverse nonchalamment la route. 

Du dromadaire au camion
Les routes sont parfois emportées par les fleuves en crue comme ce fut le cas en allant vers Mughail. La côte omanaise est bordée de chaines de hautes montagnes qui comme chez nous, les Cévennes, bloquent les nuages. La côte subît alors des pluies diluviennes. Mais au-delà de ces montagnes, c'est le désert jusqu'au nord de l'Arabie Saoudite.
Les barrages du sultanat d'Oman retiennent un maximum d'eau de pluies pour les jours de sécheresse. Au sud du pays poussent donc des cocotiers, des bananiers, des orangers etc. Ils possèdent également des usines de dessalement d'eau de mer.
Mais revenons aux geysers : Le travail de mise en valeur du site est magnifique.

Site des Geisers marins de Mughail
En fait, il n'y a de geyser que lorsque la mer est haute ou démontée, l'eau s'engouffre dans des tunnels pour ressortir à la verticale. Nous avions déjà vu ce phénomène à Lanzarote (Iles des Açores) et Tahiti. La balade vaut quand même le coup, les rochers sont ciselés et entaillés par les éléments, un beau soleil et de belles photos. Mais, à cette heure, la mer est basse !!!
Nous reprenons la route de la côte et logeons une immense plage vide, équipée tous les 500 m de magnifiques abris pour faire les barbecues.
Plage de l'Ouest

Une autre heure de car pour aller chez Job, le prophète. C'est un prophète cité dans la Bible, le Coran et la Torah. C'était un riche propriétaire très pieux, ayant une grande famille, que Dieu a mis à l'épreuve, Job a perdu la santé, ses richesses et sa famille ; il a vécu de nombreuses années dans le dénuement le plus total, mais il continua à faire confiance à Dieu qui finalement au firmament de sa vie lui a rendu santé, famille et richesse. Il ne faut donc jamais céder au désespoir, tout est possible si on croit en Dieu ! CQFD !
Sa tombe, en haut d'un petit monticule, n'est pas mise en valeur, un tout petit mausolée avec un drap vert recouvrant la tombe, que l'on visite après avoir enlevé ses chaussures.
Tombeau de Job

Lieu de prière de Job

Dernière étape, les souks. Ça ne vaut pas ceux de Marrakech ou du Caire ! Quelques dizaines de boutiques tenues apparemment par des indiens (L'Inde est juste de l'autre côté du golfe d'Oman !).
Oman est un très gros producteur d'encens (comme l'Ethiopie et le Yémen), ce qui a fait sa richesse depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours.
La résine est récoltée en pratiquant une incision peu profonde dans le tronc ou les branches de l'arbre et en retirant une étroite bande d'écorce. Il s'en écoule une sève laiteuse, qui coagule au contact de l'air et que l'on ramasse ensuite à la main.
Nous sommes en retard et nous devons retourner rapidement au bateau en logeant la plage Est.
Plage Est

Architecture typique du Sultanat d'aujourd'hui

Le sultanat d’Oman mérite l’attention, c’est un pays très riche de son pétrole, et son Sultan, despote éclairé, s’occupe bien de sa population. Le pays est calme et sûr et respire la richesse. Nous en reparlerons à Mascate, la capitale.

Retour au bateau vers 18 heures. Superbe coucher de soleil.
Ce soir dès 20h15 nous assistons au spectacle « The voice of the sea ». Même mise en scène que « The Voice » 3 jurés dont les fauteuils se retournent. Mais hélas rien à voir avec l’émission française. Les candidats sont des touristes, pas de bons artistes. Le grand gagnant a chanté New York, New York c’était de loin le meilleur !
Diner à 6 au resto. Petit expresso italien et retour en cabine.